VIH et SIDA

Image colorisée du VIH - Centers for Disease Control and Prevention, USA.

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) s’attaque au système immunitaire. Il détruit ainsi progressivement les défenses de l’organisme. Des maladies graves peuvent alors se développer. Lorsque cela se produit, on entre dans la phase du Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise (SIDA).

Comment se transmet le virus ?

Le VIH vit dans des cellules du sang et des sécrétions sexuelles (sperme, cyprine). Il se transmet soit par des échanges sanguins, soit de la mère à l’enfant durant la grossesse, l’accouchement ou par l’allaitement, soit lors de rapports sexuels non protégés.

 VIH et rapports sexuels

Lors des rapports sexuels, le virus se transmet essentiellement lorsqu’il y a pénétration, vaginale ou anale. On estime également qu’il existe un risque lors d’une pénétration buccale (fellation), même si l’on n’est pas capable de mesurer ce risque. Les risques de transmission sont augmentés en présence de sang (règles, blessures…), de sperme ou de liquide pré-éjaculatoire. Il faut éviter de se brosser les dents avant et après une fellation, le brossage pouvant fragiliser les gencives et les faire saigner légèrement.

Le VIH ne se transmet pas par la salive, l’éventuelle présence du virus y étant bien trop faible. Embrasser une personne séropositive (porteuse du VIH) ne présente donc pas de risques de transmission (ni boire dans son verre, lui serrer la main, etc.).

 Se protéger

Il n’existe pas actuellement de vaccin contre le VIH. Le moyen de protection le plus efficace et sûr contre la transmission du VIH est le préservatif, qui doit être utilisé correctement. Il convient d’utiliser également un lubrifiant à base d’eau, pour éviter la rupture du préservatif pendant la pénétration vaginale ou anale. Une fois que l’homme a éjaculé dans le préservatif, il doit se retirer immédiatement, en tenant la base du préservatif entre ses doigts, pour éviter que celui-ci ne reste à l’intérieur du vagin ou de l’anus.

Dépistage

En France, le test de dépistage du VIH (comme d’autres infections sexuellement transmissibles et les hépatites) peut être réalisé gratuitement et anonymement dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD). Il s’effectue par une analyse sanguine.

Depuis 2015, des auto-tests peuvent également être réalisés. Le résultat est connu en moins de 30 mn. Ces auto-tests sont vendus en pharmacie. Ils sont fiables uniquement pour des rapports sexuels remontant à plus de 3 mois. Si le résultat est positif, il doit être confirmé par un dépistage en CeGIDD.

Traitements

S’il n’existe pas aujourd’hui de vaccin contre le VIH, il existe en revanche certains traitements pour réduire les risques de contamination.

TPE : en cas de suspicion de contamination lors d’un rapport sexuel remontant à moins de 48h (rapport non protégé, préservatif défectueux…), vous pouvez vous rendre dans un Service des Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT – spécialisé dans la prise en charge du VIH), ou, en dehors des horaires d’ouverture du SMIT, aux urgences hospitalières pour évaluer ce risque. Un traitement post-exposition (TPE) d’un mois vous sera éventuellement proposé. Celui-ci permet de diminuer le risque de contamination lorsqu’on a été exposé au VIH. Plus vite vous vous rendez dans un SMIT ou aux urgences, plus le risque de contamination a des chances d’être diminué.

PrEP : il est également possible de proposer à des personnes non porteuses du VIH un traitement préventif pré-exposition (PrEP), avant un rapport sexuel. Il s’agit d’un traitement actif contre le VIH qui réduit les risques de contamination en cas d’exposition au virus lors de rapports sexuels. D’un point de vue de santé publique, les publics ou situations visés sont ceux statistiquement les plus à risque (hommes ayant des rapports avec d’autres hommes, personnes trans, prostitué-e-s, partenaires multiples…). Ce traitement ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles.

TasP : enfin, les personnes séropositives et suivies peuvent voir leur traitement également considéré dans une démarche de prévention (treatment as prevention = TasP). Le traitement a pour effet de diminuer la charge virale dans l’organisme, ce qui réduit le risque de transmission. Aujourd’hui, les antirétroviraux ont atteint une efficacité qui permet de rendre indétectable le virus dans le sang et les sécrétions sexuelles. Les personnes séropositives sous traitement scrupuleusement suivi ne transmettent alors plus le virus, même en cas de rapports sexuels non protégés.

Plus d’infos : Sida Info Service