L’éjaculation précoce

Vue latérale du système reproductif masculin - Illustration : Elf Stenberg.

Une éjaculation est considérée comme précoce ou prématurée lorsqu’elle intervient très peu de temps après la stimulation sexuelle, et qu’elle n’a pas permis, notamment, qu’ait lieu une pénétration, ou que celle-ci n’a duré que très peu de temps relativement au souhait des partenaires.

Il n’y a pas de temps objectif en dessous duquel une éjaculation est considérée comme précoce. Physiologiquement, une éjaculation qui se produit rapidement n’est pas un trouble, et il ne s’agit pas d’une maladie.

Une éjaculation est donc considérée comme précoce de manière subjective. On pourrait dire qu’éjaculer avant que la partenaire ait eu un orgasme ou ait pris son plaisir, même si la pénétration a duré de longues minutes, est prématuré.

Comme pour les troubles de l’érection, le diagnostic d’éjaculation précoce ne doit être énoncé que si le phénomène est récurrent. Ne pas pouvoir se retenir à l’occasion n’est pas un trouble. Cela est plus gênant pour la qualité des rapports sexuels si c’est systématique ou habituel. Il s’agit alors d’apprendre à contrôler le niveau de son excitation (et non le réflexe éjaculatoire, qui n’est pas contrôlable).

Des causes psychologiques autres que le niveau d’excitation peuvent être à l’origine de l’éjaculation dite précoce, comme la peur de ne pas arriver à éjaculer si on se retient ou celle de ne pas être performant qui conduisent à précipiter les choses, ou un comportement général habituellement empressé, un désir inconscient d’en « finir vite », etc.