Les troubles de l’érection

Les troubles de l’érection ou dysfonctions érectiles, encore appelés impuissance sexuelle, sont une altération du réflexe érectile chez l’homme qui se traduit par une absence d’érection.

Les dysfonctions érectiles sont ou primaires (l’homme n’a jamais eu d’érection) ou secondaires (l’homme a déjà eu des érections). Elles sont par ailleurs soit permanentes, soit situationnelles.

Les causes peuvent être psychologiques ou physiologiques. Parmi les causes physiologiques, on compte notamment l’âge, les problèmes cardio-vasculaires et le diabète. Le tabac, qui a des conséquences cardio-vasculaires, est un facteur de risque de l’insuffisance érectile. Le stress, phénomène psychologique qui se traduit physiologiquement, rend également l’érection difficile à cause de la sécrétion d’adrénaline.

L’absence ou la perte occasionnelle d’érection n’est pas le signe d’une impuissance. Ce n’est que si le phénomène est récurrent qu’il peut poser question. Il convient alors de déterminer si la cause est physiologique, psychologique, ou les deux. La prise de pilules à base de sildénafil, tadalafil et autres molécules inhibitrices de l’enzyme phosphodiestérase de sous-type 5 (PDE-5) destinées à assurer une bonne érection, n’a de sens que lorsque le trouble de l’érection est causé par une désactivation de la guanosine monophosphate cyclique dans le muscle lisse du pénis. La guanosine monophosphate cyclique est une transformation de la guanosine triphosphate causée par l’action du monoxyde d’azote sur la guanylate cyclase. Le monoxyde d’azote est donc au début de la chaîne chimique qui va conduire à l’érection. Sans la libération de monoxyde d’azote, il n’y a pas de déclenchement de l’érection. Or, ce monoxyde d’azote est lui-même libéré par le désir et l’excitation sexuelle. Par conséquent, en l’absence de désir ou d’excitation sexuelle, les pilules ne seront d’aucun effet sur l’érection.